Une agression sonore d'une précision chirurgicale
Depuis la sortie de leurs précédents méfaits discographiques (on se souvient encore des intraitables Vile Creation et Væ Victis), on savait que le quatuor maîtrisait l'art de l'agression sonore à la perfection. Mais avec "Blood Is My Mirror", le groupe franchit encore un cap dans l'intensité. Dès les premières secondes du titre, on est pris à la gorge par un mur de guitares tranchantes et une section rythmique pilonnée avec une frénésie absolue. Les riffs oscillent intelligemment entre un death metal de tradition très old-school et des touches de groove moderne conçues spécifiquement pour briser des nuques dans la fosse.Quant à Auré, la charismatique frontwoman de la formation, elle livre ici une performance vocale proprement terrifiante. Ses growls abyssaux et ses screams écorchés donnent une profondeur viscérale à ce nouveau morceau, confirmant une fois de plus qu'elle possède l'une des cordes vocales les plus redoutables de la scène européenne actuelle.
Une plongée malsaine dans les abysses de la psyché
Fidèle à son ADN macabre, Akiavel ne se contente jamais de tabasser pour le simple plaisir de faire du bruit. Il y a toujours un concept, une aura étouffante qui entoure leurs compositions, souvent inspirées des pires travers de la psychologie humaine. "Blood Is My Mirror" semble explorer des thématiques extrêmement sombres, jouant sur la dualité, la folie meurtrière et la violence intérieure.Cette ambiance poisseuse et malsaine est sublimée par une production massive et organique. Le mixage laisse respirer chaque instrument tout en créant une sensation d'oppression constante. C'est du Death Metal intelligent, vicieux, qui vous écrase d'abord physiquement avant de vous hanter l'esprit.
Le calme avant la tempête ?
Si ce nouveau single se suffit largement à lui-même pour nous exploser les tympans aujourd'hui, il soulève inévitablement une question brûlante chez les fans : "Blood Is My Mirror" est-il le premier véritable avant-goût d'un futur album studio ? Le groupe reste encore discret sur la suite de ses plans, mais cette sortie fracassante laisse présager un calendrier extrêmement chargé pour les Français.Pour nous autres Belges, c'est surtout le signal qu'il va falloir surveiller de très près les prochaines annonces de tournées. On rêve déjà de voir ce rouleau compresseur en live dans une salle bruxelloise ou sous la tente moite d'un de nos festivals estivaux. En attendant, montez le volume de vos enceintes, et allez vous prendre cette claque de toute urgence. Akiavel est en chasse, et il va y avoir du sang sur les murs.